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Algérie : acculé, le président de l’Assemblée nationale jette l’éponge

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La veille déjà, Moad Bouchareb avait été accueilli par une bronca des députés du Front de libération nationale (FLN) et leurs alliés qui lui ont refusé l’accès à l’hémicycle en bloquant la porte. Une dernière rafale de pression suffisante pour que ce mardi 2 novembre, le président de l’Assemblée populaire nationale (APN) présente sa démission.

« Assemblée populaire nationale, cherche président ! » Cela aurait pu être le message du Bureau de l’Assemblée nationale populaire lorsqu’il a dû se résoudre à déclarer la vacance du poste du président de l’institution. Pour l’heure, c’est Abderrazak Kerbache, son vice-président qui assure l’intérim.

En attendant, la Commission des Affaires juridiques, administratives et des libertés va présenter un rapport pour constater la vacance du poste en séance plénière de la Chambre basse du parlement algérien. Une étape ultime avant de choisir un autre président. Neuf mois après y avoir accédé, Moad Bouchareb redescend du perchoir sur lequel il avait succédé à Said Bouhadja.

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Depuis le début de la contestation, il y a trois mois, le député de Sétif depuis 2007 n’était plus en odeur de sainteté dans les couloirs de la deuxième chambre du Parlement. Fin juin déjà, les chefs de six groupes parlementaires lui avaient demandé de rendre son tablier en signe de réponse aux revendications de la rue algérienne en faveur d’un changement du système politique.

Légitimité remise en cause

Mais la disgrâce de l’ancien patron du Front de libération nationale (FLN) s’est accélérée ces derniers jours. La veille de sa démission des députés de la formation politique dont il était le chef de groupe ont empêché la tenue d’une séance plénière en lui bloquant l’accès à la salle des plénières. Les députés-rebelles qui réclament son départ depuis des mois avaient même menacé de répéter la même action jusqu’à la démission de leur président. Ils ont obtenu gain de cause.

Élu sur la promesse d’un rajeunissement des personnalités à la tête des institutions, c’est d’abord la légitimité Moad Bouchareb qui est remise en cause. A 48 ans, même s’il a remplacé l’octogénaire Said Bouhadja, évincé pour «mauvaise gestion», les députés du FLN et leurs alliés lui en veulent pour avoir manœuvré afin de se faire élire en catimini. Son élection au perchoir s’est en effet faite en octobre dernier, sous le boycott de plusieurs élus de la majorité parlementaire.

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Dimanche dernier déjà, le Bureau de l’Assemblée et les présidents des groupes parlementaires lui ont réitéré leur appel à la démission au nom de la préservation de la stabilité de l’institution. Impavide face à la menace, Moad Bouchareb avait tenté de s’accrocher à son fauteuil en attendant que la fronde à son encontre s’effrite. Il aura fallu un coup de pression supplémentaire pour le contraindre à jeter l’éponge.

Source : La Tribune Afrique

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